Orchha : quiétude inattendue en Inde
vendredi 20 mars
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  • L’arrivée à Orchha est complètement inattendue. Orchha est bien en Inde, mais vraiment on ne dirait pas… Ancienne capitale prospère au XVIème siècle, elle a gardé un grand nombre de bâtiments magnifiques. Mais il ne reste plus que 12000 habitants à Orchha, ce qui en fait un village vraiment paisible au bord de la rivière Betwa.

    Difficile de raconter notre séjour à Orchha… car c’est aussi raconter l’histoire de notre décision de rentrer. Tout a été tellement vite, avec des changements de plan 3 fois par jour que je vais peut-être rater des étapes…

    Plan A : nous avions prévu de nous offrir quelques jours dans un hôtel chic pour recharger nos batteries, profiter d’une piscine, et ne rien faire. Après la visite de plusieurs hôtels, et négociation sur les prix… nous nous sommes installés à l’hôtel Amar Mahal pour 3 jours. « Mahal » signifie plus ou moins « palais » en hindi. Donc nous étions dans une sorte de palais, avec une grande chambre au bord de la piscine et des petits déjeuners copieux (détail important !). Tout ce qu’on souhaitait. Les 3 jours suivants devaient être dans un cadre totalement différent, au sein d’une famille d’agriculteurs à 1km d’Orchha. Ce type d’hébergement chez l’habitant est soutenu par une association pour aider des familles pauvres de ce village. Ensuite, nous devions nous rendre à Agra (malgré un Taj Mahal fermé), puis Dehli pour ensuite prendre un avion vers le Népal, mais on savait depuis quelques jours que ce n’était plus possible.

    Plan B : prendre un vol pour l’Indonésie comme on devait de toute façon y être fin avril : projet abandonné face à la nécessité de confinement à l’arrivée, et le fort risque de « bombe à retardement » quand le virus arrivera vraiment là-bas (malgré l’interdiction de gros rassemblements religieux se tiennent quand même)…

    Plan C : prendre un vol pour le Sri Lanka : qui a fermé ses frontières. La sécurité sanitaire ne nous semblait pas au top non plus…

    Plan D : nous réfugier en Nouvelle-Zélande : bon compromis pour passer le mois qui vient, avec un pays peu touché pour l’instant, et un bon système de santé. On a trouvé une maison au bord de la mer pour une self-isolation pendant 2 semaines, on a acheté les visas. Mais la Première Ministre a annoncé la fermeture des frontières juste avant qu’on prenne les billets. La NZ est désormais confinée…

    Plan E : rester au bout des 3 mois de visa en Inde. Pas de grand enthousiasme général. L’Inde, c’était super pendant 2 mois, mais nous avions clairement besoin de calme…

    Plan F : rentrer en France, car les frontières se ferment toutes, et car on sentait venir que la situation de confinement allait toucher tous les pays. Florence et Shiv ont joué un grand rôle pour qu’on prenne cette décision la plus raisonnable. Un grand merci à eux :) Avec une grande déception d’interrompre ainsi notre beau voyage, nous avons donc pris un vol pour le mercredi 25 vers Paris via Bahrein. Shiv nous a proposé d’être logés chez sa mère à Delhi pour être en sécurité pendant les derniers jours avant le 25.

    Plan G : C’était sans compter l’annonce, le 19 mars par le Premier Ministre indien, de la fermeture de l’espace aérien indien à partir du 22 … L’ambassade de France à Delhi n’a pas été super aidante, et nous a conseillé seulement de prendre contact avec Air France, en prenant notre mal en patience car leur plateforme téléphonique était saturée. En principe, il y avait encore 2 vols directs confirmés, les 21 et 22, qui n’apparaissaient pas sur leur site. Quand j’ai finalement réussi à les avoir, c’était pour m’entendre dire que les vols étaient complets et qu’il fallait tenter de passer par les compagnies du golfe… Et là, une autre course commence, la course aux billets d’avion à prix correct. La 1ère priorité était de sortir d’Inde. Nous avons trouvé un billet avec Air India pour Dubai pour le 20 au soir. Ensuite, pour rejoindre Paris, le vol Air France direct nous est passé sous le nez (au plutôt il ne restait que des places en business à 7000€ le retour. Bof…). On a trouvé un vol Dubai-Moscou-Paris avec une escale de 3h à Dubai. Jouable, même si la Russie commençait à parler de fermeture de son espace aérien… On est donc parti là-dessus, et on a réservé un taxi pour faire les 400 kilomètres qui nous séparent de Delhi, plutôt que de prendre un train qui aurait ajouté une couche de galère.

    Dans tout ça, on n’a pas pu visiter les fameux magnifiques monuments d’Orchha. On les a juste vus de l’extérieur : des 4 chaatris (cénotaphes, monuments funéraires), le fort, des temples. De toute façon, ils font partie des 3700 monuments (dont le Taj Mahal) qui ont été fermés aux visites à cause du virus. Orchha est aussi emblématique pour la présence d’un baobab dans le village, rapporté par un des visiteurs du maharadja au temps de sa splendeur. Il y a seulement 2 baobabs en Inde : à Orchha et à Mandu. D’ailleurs, on a raté à quelques jours près un concert de… Manu Chao au pied du baobab !!

    Nous avons quand même aussi pu voir la vie de ce village. Même s’il est très calme, il y a une vie très animée autour du temple. C’est ici que nous avons vu le plus de pauvreté et de mendicité (alors que nous étions dans un hôtel de « luxe »). Nous avons croisé des mariés avec un tout petit cortège. Le marié avait l’air si triste. La mariée était dissimulée sous un voile. Il est probable que le marié ne l’avait pas encore vue. Ici, ce sont toujours majoritairement les parents qui marient leurs enfants et qui décident de leur profession…

    Nous avons donc terminé notre voyage en Inde de façon très bizarre. Je pense qu’on y retournera. On nous avait dit : « L’Inde, on l’aime ou la déteste. » Et bien nous, on l’aime !

    Commentaires
    David
    - 25/03/2020

    Merci pour le voyage. C’était bien de prendre l’air avec vous. Bon retour en France.


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